Inauguration du réseau de geothermie GRIGNY-VIRY

Les villes de Grigny et de Viry-Châtillon (Essonne),  le SIPPEREC et la Société d’Exploitation des Energies Renouvelables (SEER) inaugurent, le Samedi 2 juin 2018, un projet emblématique en matière de développement des énergies renouvelables et de lutte contre la précarité énergétique : le réseau de chaleur géothermal sur un des 10 sites d’Ile de France identifié comme prioritaires dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

La SEER est la Société publique locale créée en 2014 pour assurer la mise en œuvre et l’exploitation du réseau de chaleur géothermique de Grigny et Viry-Châtillon. Le capital de cette société est détenu à 51 % par le SIPPEREC, et à 49 % par les villes de Grigny (34 %) et de Viry-Châtillon (15 %). Les habitants sont représentés au sein de la SEER par un comité des usagers.

Ce projet est emblématique à plus d’un titre :

  • Il s’agit un équipement de production géothermale innovant en faveur du développement des énergies renouvelables en Ile de France. En effet le doublet géothermique qui a été réalisé pour pomper à 1800 mètres de profondeur, dans la nappe du Dogger, une eau à 71°C, évitera l’émission de 15 000 tonnes de CO2.
  • C’est le résultat d’un investissement de 29,1 millions d’euros avec un soutien financier exceptionnel de l’Etat par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement Local qui a apporté 2,6 millions d’euros, des subventions de la Région et l’Ademe pour un montant de 8,9 millions d’euros, et des emprunts auprès de partenaires publics et privés : Caisse des Dépôts et Consignations, Crédit coopératif, Banque postale et Crédit mutuel Arkea.
  • Il s’agit d’un projet visant à réduire la précarité énergétique social des habitants de ce territoire, parmi les plus en difficultés d’Ile de France, notamment ceux de la copropriété dégradée de 5 000 logements de Grigny 2 et de l’ensemble de la Grande Borne, Les études menées préalablement au projet alertaient sur la part anormalement élevée des coûts de chauffage dans les charges principales des habitants de ces deux quartiers : jusqu’à 60% des charges principales.  Ce réseau permettra d’économiser 800 000 euros par an de chauffage et d’eau chaude, et aider ainsi la copropriété Grigny 2, deuxième plus grande copropriété de France, à résorber sa dette de plusieurs millions d’euros, principalement due au coût de l’énergie.
  • C’est un projet qui montre la réussite de l’intelligence collective et les capacités d’innovation des acteurs publics avec le choix pour mener à bien ce projet, dans les délais, de créer une société publique locale, soutenue à 51% par le SIPPEREC, à 34% par la ville de Grigny et à 15 % par la ville de Viry-Châtillon. Grigny et Viry-Chatillon ont décidé de mettre leurs efforts en commun pour créer un service public de chauffage urbain mettant fin à plus de quarante années de gestion privée du chauffage. Le choix d’une structure publique a donc été validé car il garantit une complète transparence et assure la qualité du service dans un cadre de coûts maîtrisés.
  • Enfin, ce projet présente des perspectives de développement prometteuses y compris sur plusieurs villes voisines du département de l’Essonne, qui compte encore près de 30 000 logements raccordables à un réseau de chaleur.

Ce projet répond aux engagements pour 2020 des "3 X 20%" : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, améliorer de 20% l’efficacité énergétique et augmenter de 20% la part des énergies renouvelables

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